logo

Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Sujet 1 : L’école est-elle vecteur de valeurs citoyennes ?

Introduction

La société actuelle est constituée de façon que chacun de ses membres soit permanemment en contact avec ses semblables. Ainsi, aujourd’hui plus que par le passé, le temps d’une vie solitaire et exclusivement autonome est révolue. Faisant de ce fait qu’une véritable éducation à la citoyenneté s’impose avec acuité. En effet chaque citoyen engage, dans sa manière de vivre, l’avenir de son pays mais aussi le sien propre. Une telle situation impose que chaque enfant soit suffisamment préparé à l’exercice de ce devoir important. Si la nécessité de l’éducation à la valeur citoyenne est reconnue, alors se pose le problème de l’entité sociale à qui incombe cette tâche d’installer ces valeurs en l’enfant. Préoccupation d’autant plus capitale dans un contexte où l’éducation du citoyen est de plus en plus au centre des réflexions socio- politiques.

Un tel problème suscite des interrogations diverses. Ainsi, l’école serait-elle le point incontournable de l’éducation citoyenne ? Est-ce exclusivement à elle qu’incombe fondamentalement le rôle d’instituer le citoyen ? En a-t-elle la capacité et le profil adapté pour jouer cette fonction ? Ou a-t-elle plutôt besoin de quelques réorientations avant de prétendre à cette mission ? C’est dans la perspective d’apporter des éléments de réponse à ces questions que le présent travail est entrepris. Dans ce qui suit il s’agira de répondre à ces interrogations en commençant par l’historique de l’école et la clarification des concepts-clés contenus dans le sujet à nous soumis.

Développement

L’école est née avec l’apparition de l’écriture, il y a environ cinq mille ans. Cette dernière permet de fixer les savoirs et les principes de vie que les hommes veulent transmettre aux générations suivantes. Les premières formes d’écoles ont alors fait leur apparition dans les grands empires nés en Égypte, en Inde et en Chine. On y enseignait la lecture, l’écriture, les principes religieux et philosophiques. Les enseignements étaient sacralisés à tel point qu’il était impossible de les critiquer ou de les modifier.

Les premières réflexions sur ce que doit être l’école sont nées en Grèce pendant l’Antiquité. De nombreuses écoles de philosophie sont ouvertes. Leur objectif n’est plus seulement d’inculquer des savoirs préétablis, mais aussi et surtout d’amener les élèves à réfléchir et de faire progresser les connaissances. Il est apparu important de former tous les hommes car, comme le disait le philosophe grec Socrate, tous les vices proviennent de l’ignorance. Ses successeurs tels que Platon et Aristote partagent son point de vue sur la nécessité de former des citoyens capables d’exercer la démocratie.

L’école, de ce fait, peut être définie comme une institution sociale permettant d’accueillir des individus afin de leur dispenser un enseignement de façon collective. Le mot vient du latin schola qui signifie loisir consacré à l’étude. Celui-ci provient du grec scholé qui renvoie toujours au loisir, idéal souvent exprimé par les philosophes et une catégorie de personnes socialement valorisées. A l’origine, l’école était opposée à la sphère des tâches productives.

Dans le Larousse illustré, elle est définie comme l’établissement dans lequel un enseignement collectif général est donné. On distingue les écoles laïques et les écoles confessionnelles. Pour nous, elle est le lieu de la formation pour l’intégration sociale et de la transmission des savoirs entendus comme connaissances, compétences et habitudes. De ce point de vue, elle peut revêtir le sens d’une institution sociale véhiculant des valeurs et se préoccupant d’éducation intellectuelle, morale et civique du futur citoyen.

Le terme « citoyen » comprend plusieurs caractéristiques. Il s’agit principalement du statut d'égalité en droit, de la jouissance individuelle de droits civils, de la participation à la décision politique, de la connaissance de ses droits et de ses devoirs, et de la liberté de penser pour se défendre contre toute dépendance et pouvoir déléguer sa souveraineté sans se soumettre. Dès la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, la définition du citoyen inclut son appartenance à la nation.

Quant à la citoyenneté, elle se définit par l'appartenance à une communauté. Devenir citoyen alors, c'est se créer une identité par le partage et le respect des valeurs de cette communauté. La citoyenneté s’exerce au travers d’un certain nombre de droits et de devoirs. Chaque citoyen, au-delà de toutes les différences, dispose des mêmes droits et devoirs que tous les autres citoyens. Il est appelé à exercer concrètement ses droits. L'éducation à la citoyenneté recouvre l’éducation civique et l’éducation au civisme. L’éducation civique consiste à faire acquérir la connaissance des institutions et de leur fonctionnement alors que l'éducation au civisme se préoccupe plus particulièrement de diffuser des valeurs de la nation, des valeurs morales considérées comme «universelles» c’est-à-dire la justice, l’équité, la solidarité, la tolérance, etc. ainsi que les codes sociaux rattachés à la culture comme les règles de politesse. Une école porteuse de valeurs citoyennes serait celle qui inculquerait aux élèves des savoirs, des savoir-faire, des savoir être et des savoir agir en phase avec la culture, les aspirations, les règles et les normes de la société. La question qui se pose alors à nous est de savoir si l’institution scolaire que nous connaissons de nos jours est vectrice de valeurs citoyennes. En d’autres termes, en quoi l’école est-elle porteuse de valeurs citoyennes ?

L’école est une institution mise en place par la société pour perpétuer certaines valeurs nécessaires afin de favoriser la cohésion sociale. A ce titre, elle contribue à l’évolution et à l’harmonie sociales par la transmission à tous les enfants, par-delà leur diversité d’origines et de capacités, les valeurs de la culture commune qui permettent à tous d’avoir des références identiques. C’est ainsi que l’éducation à la citoyenneté est devenue aujourd’hui l’une des missions fondamentales de l’école. Ce faisant, l’école s’est engagée à relever ce défi par sa contribution à l’éducation au respect, à l’apprentissage de la vie sociale, à la formation au comportement de citoyen. Elle prend également part à la prévention de la violence, en particulier en milieu scolaire.

Sur le plan de l’éducation au respect, l’école véhicule certaines valeurs telles que le respect d’autrui, le respect du bien public, le respect des règles qui régissent le fonctionnement de l’institution et de la société dans son ensemble. En entrant à l’école, les élèves commencent à prendre conscience de la responsabilité de chacun dans la société. Ils découvrent l’articulation entre leur liberté et les contraintes de la vie en commun, les valeurs relatives à la personne et le respect qu’ils doivent aux adultes et à leurs camarades.

A l’école, l’enfant découvre la vie en collectivité dans toute sa complexité. Il apprend à y trouver ses repères et sa place. Il est confronté à des règles qu’il faut respecter.

L’apprentissage de ces règles se traduit concrètement à travers l’enseignement systématique et occasionnel de certaines disciplines comme la morale, l’éducation civique, l’histoire, la géographie… C’est ainsi que dès la maternelle on apprendra à l’enfant à respecter le règlement intérieur de l’école, les notions élémentaires du code de la route, les règles d’hygiène et de politesse… La maitrise de ces notions par l’enfant lui permettra de s’intégrer et de vivre harmonieusement dans sa famille et dans la société dans son ensemble. Et c’est en cela qu’on pourrait dire que l’école est porteuse de valeurs citoyennes.

Pour l’apprentissage de la vie sociale, elle est faite par la promotion à l’école de certaines valeurs républicaines et démocratiques comme la liberté, l’égalité, la solidarité, la justice, la paix, la participation à la vie collective. Les élèves d’une même école ou d’une même classe poursuivent un objectif commun qui est la réussite du groupe. Cet objectif ne peut être atteint s’il n’y a pas une synergie d’actions entre les membres. D’où la nécessité d’apprendre à vivre ensemble. Apprendre à « vivre ensemble » est l’un des principaux objectifs d’une école qui offre à chaque enfant le cadre éducatif d’une collectivité structurée par des règles explicites et encadrée par des adultes responsables. C’est à ce sujet que la commission de l’UNESCO dirigée par Jacques Delors trouve que pour apprendre à vivre ensemble, l’école doit enseigner en priorité les valeurs et les compétences nécessaires à une coexistence pacifique dans le monde. Grâce aux multiples relations qui s’établissent à l’école et dans les situations de vie quotidienne comme dans les activités organisées, l’enfant découvre l’efficacité et le plaisir de la coopération avec ses camarades. Il constate que l’on peut s’entraider, coopérer en vue d’un même objectif. Il apprend aussi que les apports et les contraintes du groupe peuvent être assumés. En trouvant la distance qu’il convient d’établir dans ses relations à autrui, il se fait reconnaître comme sujet et construit progressivement sa personnalité. Les activités de groupe, les jeux collectifs et les coopératives scolaires sont des situations d’apprendre à vivre ensemble à l’école.
Depuis quelques années le désir d'initier les élèves à l'exercice de la démocratie est devenu une préoccupation. Cela peut se traduire concrètement à l’école par la création des conseils municipaux d'enfants et du parlement des enfants, l’élection de façon libre et transparente des délégués d’élèves dans les établissements scolaires. Dans les universités publiques, les étudiants s’organisent librement en syndicats pour défendre leurs intérêts. En effet, l’école a une fonction socialisante. Elle intègre les individus dans la société en leur apprenant la vie en groupe, en société. C’est en cela qu’on reconnaitra les mérites de la pédagogie de groupes à laquelle l’école burkinabè accorde une place essentielle ces dernières années.

Michel Tozzi pense que cet apprentissage de la vie citoyenne peut passer par l’enseignement de la philosophie dès l’école primaire. Il justifie ses propos par le fait que la discussion philosophique est un débat, c'est-à-dire une confrontation argumentée de positions à partir d'une question que l'on se pose collectivement, en essayant de dégager les enjeux et les difficultés du problème soulevé, et d'en clarifier les termes. Or le débat est constitutif de la démocratie, c'est-à-dire du libre droit d'exprimer ses idées dans un espace collectif, public, où est admis le pluralisme. La discussion à visée philosophique est un apprentissage du débat démocratique, une argumentation d’opinions socialement partageables, compétence-clef d'une citoyenneté active, participative.

Dans la prévention à la violence, l’école enseigne certaines valeurs comme l’éducation à la paix. En effet, le respect des droits humains et la culture de la paix sont des objectifs de toute éducation .Ces principes trouvent leurs fondements dans plusieurs textes internationaux relatifs aux droits humains comme la déclaration universelle des droits de l'homme (article 26), la convention des droits de l’homme (article 42). La recommandation de l'UNESCO de 1974 qui précise les principes directeurs de l'éducation aux droits humains et à la paix. La conférence de Jomtien en 1990 appelait à une éducation qui donne à chacun les moyens d'agir pour promouvoir la justice sociale et défendre les droits de l'homme. Le forum de Dakar en avril 2000 a réaffirmé cette volonté avec force. A l’école, cela est remarquable à travers l’enseignement de certaines disciplines telles que la morale, l’éducation civique, l’histoire, la géographie…Au Burkina Faso on prône de plus en plus l’introduction dans les programmes scolaires des thèmes émergents parmi lesquels la citoyenneté occupe une place de choix.

En somme, nous pouvons dire que l’école véhicule des valeurs citoyennes qui pourraient être gage d’une cohésion sociale et d’une coexistence pacifique. Mais l’interrogation qui se dégage est de savoir si l’école est toujours porteuse de valeurs citoyennes. L’école ne contribue-t-elle pas parfois à la dégradation de ces valeurs ?

N’en déplaise à ceux qui pensent que l’école est le creuset de transmission des valeurs citoyennes, force est de constater un détachement de plus en plus visible entre école et citoyenneté. Les faits sont légions pour nous en convaincre.

D’abord, l’école s’évertue à développer l’esprit de compétition chez les jeunes écoliers. En effet, l’école a institué des critères arbitraires comme les notes et les classements pour pouvoir apprécier les élèves. Ces critères favorisent l’isolement de certains élèves. Ainsi, comme le précisent Charles et Théa Rojzman dans École : changer de cap, « les élèves apprennent à entrer en compétition avec les autres, à ne pas avouer leurs difficultés ou échecs, à considérer leur semblable comme un concurrent plutôt qu'un partenaire ». De cette façon l’école n’apprend pas des valeurs citoyennes permettant de vivre ensemble. Elle favorise l’individualisme au détriment de la coopération, de la solidarité, de la connaissance de l'autre et de l'acceptation des différences.

Ensuite, l’école est très sélective, élitiste. En effet, réussir à l’école demeure un parcours de combattant et seulement quelques-uns y parviendront. Pour faire partie de cette minorité d’élites, il faut de l’ingéniosité c’est-à-dire savoir faire preuve de tacts et de stratégies. Conscients de cette triste réalité, les élèves useront de tous les moyens pour réussir. Des actions comme la tricherie, le vol, la corruption, la prostitution, etc. sont alors développées dans les écoles. Ces actions, somme toute, sont anti citoyennes. Ainsi, ce que l’enfant apprend ici est aux antipodes des valeurs citoyennes.

Notons également que la valeur fondamentale de la citoyenneté semble enterrée sous une violence grandissante au sein des écoles. Cette violence s’observe sous plusieurs facettes en milieu scolaire. Elle est d’abord physique. Ainsi, des enseignants affligent des châtiments corporels à des élèves. Cet état de fait convainc les élèves que la violence peut résoudre les différends. Alors, ces derniers n’hésitent pas à en faire recours entre eux et même contre les enseignants. La violence est aussi morale. A ce niveau, on peut parler des harcèlements constatés dans les établissements scolaires. Ces harcèlements sont observables au niveau des enseignants qui abusent de leur autorité et portent atteinte à la dignité des élèves. Les élèves prenant l’exemple chez leurs enseignants, harcèlent aussi leurs camarades. On assiste donc à une montée considérable de l’agressivité dans les cours des écoles provoquant du coup une expansion de l’insécurité.

Signalons enfin que l’école fait acquérir les notions de liberté et d’égalité. Ainsi, on y retient que les hommes naissent libres et égaux en droit. Dès lors on arrive à une conclusion tout azimut que adultes et enfants sont égaux en droit. Une mauvaise compréhension de ces notions entraîne une dégradation des relations entre enseignants et élèves. En effet, des élèves téméraires se comparent à leurs enseignants voire leur tiennent tête. Ce qui conduit à une situation de perte d’autorité des enseignants et des institutions scolaires. Le non-respect de l’autorité, des institutions, des lois, etc. trouve ainsi son fondement à l’école.

Comme on peut le constater, l’école, en même temps qu’elle est porteuse de valeurs citoyennes à travers ses programmes, ses aspirations et ses actions sur l’élève, porte en son sein les obstacles à l’acquisition de ces valeurs. A ce stade de notre réflexion, une question ultime se pose à nous : comment l’école doit-elle s’y prendre désormais pour promouvoir les valeurs citoyennes ? dit autrement, comment concevoir l’école pour que son action soit en adéquation avec les valeurs citoyennes ? Ou encore dans quelle mesure l’école pourra-elle jouer son rôle de vecteur des valeurs citoyennes ?

La première mesure qui nous semble primordiale est de promouvoir l’éducation par l’exemple en choisissant des enseignants vertueux à partir d’une enquête de moralité. En effet l’éducation à la citoyenneté vise l’être et le savoir-être, au-delà du cognitif. Pour ce faire les précepteurs doivent être l’incarnation de la citoyenneté dans leurs actes et dans leur être, et non seulement dans le discours. Le mode de recrutement des enseignants devra donc changer pour permettre cette mutation. Comme Rousseau qui choisit une femme vierge et vertueuse pour être la nourrisse d’Emile, des critères stricts doivent être imposés pour l’accès au métier d’éducateur.

Il faut aussi l’institution de l’enseignement systématique de la citoyenneté dans toutes les classes de la maternelle à la classe de terminale, voire dans les universités. Par une mesure politique qui se veut forte, restaurer le respect de certaines valeurs élémentaires telles que respect et la montée des couleurs dans toutes les écoles du pays. Toutes ces mesures passent par la responsabilisation des enfants eux-mêmes qui seront chargés de faire respecter et promouvoir les valeurs citoyennes entre pairs.

Il serait de même judicieux de prévoir l’évaluation du savoir-être des apprenants afin de les amener à intégrer les comportements citoyens dans leur vécu quotidien.

En outre, il parait essentiel de lier l’acquisition des valeurs citoyennes au rôle que doit jouer la cellule sociale de base qu’est la famille. Les parents devraient donner le bon exemple et poser des actes qui ne vont pas en contradiction avec les valeurs citoyennes. L’enfant apprend par imitation et s’il se rend compte qu’il y a un déphasage entre ce qu’il apprend à l’école et ce qui se passe dans la réalité de la vie courante, il fera l’effort de respecter le contrat didactique mais son attitude ne changera pas. Ne perdons pas de vue que les bonnes habitudes et les attitudes sont fixées dès les premières années de la vie que l’enfant passe auprès de ses parents. Le Duc de la Rochefoucauld, dans ses ‘’Maximes’’ disait à ce propos que « La parfaite valeur est de faire sans témoins ce qu'on serait capable de faire devant tout le monde. »

Par ailleurs, l’école ne saurait exister en vase clos. Or, en réalité, actuellement l’école promeut des valeurs qui n’existent que très rarement dans la cité. Les valeurs citoyennes, comme toutes les autres valeurs d’ailleurs, se traduisant en actes, s’il n’y a pas d’actes qui les manifestent elles ne seront jamais adoptées et intégrées par l’enfant. C’est pourquoi l’éducation citoyenne doit véritablement commencer dans la famille. Les parents ont un rôle primordial à jouer. Ils ne doivent pas démissionner et demander à l’école de faire des miracles.

La société toute entière a aussi sa partition à jouer. Il faudrait que les actes des citoyens reflètent leurs discours pour donner du sens aux valeurs que les élèves essaient d’adopter. Si non, à la longue on se retrouvera avec des individus sans identité, sans repères, sources de toutes les déviances et de tous les travers décriés et redoutés par la société.

Peut-on alors concevoir une école porteuse de valeurs citoyennes si la société dans laquelle l’école est incluse n’en porte pas ?

Il reste indéniable que la société doit changer l’école qui elle-même doit changer la société. Dans ce jeu de cercle vicieux, il apparait que la société est la source de l’école et que par conséquent il parait difficile d’inculquer les valeurs citoyennes sans une société qui les reflète. Les adultes devraient prendre conscience du fait que la postérité dépend de l’engagement personnel des uns et des autres et que l’école n’a pas le pouvoir de transformer la société, elle a le pouvoir d’éveiller les consciences. Dans ce sens, elle pourrait sensibiliser au premier chef les parents d’élèves qui ont un contact direct avec l’école et qui seront des relais pour promouvoir les valeurs citoyennes dans la cité.

Conclusion

De ce qui précède, il ressort qu’il est important que chaque membre de la société soit nanti de valeurs citoyennes solides pour entreprendre une vie harmonieuse commune. En effet chacun dans sa sphère constitue une molécule de la vie sociale et politique du pays et à tous les niveaux. Cet état de fait nécessite que dès l’école élémentaire on puisse créer en l’enfant des dispositions d’esprit qui puissent l’aider à participer activement à la vie future et d’y assumer ses responsabilités. Pour cela on ne saurait douter que l’éducation scolaire constitue un ferment favorable à une bonne implantation des valeurs citoyennes, du simple fait qu’elle est le lieu par excellence de l’instruction et de l’éducation publique susceptible d’installer les bases réelles d’une citoyenneté. En effet un homme peut-il jouir de ses droits et accomplir convenablement ses devoirs s’il les ignore fondamentalement ? Et c’est sûrement cette tâche que l’école doit se charger d’accomplir. Ce qui n’est cependant pas à perdre de vue, c’est que l’institution scolaire est très souvent le théâtre de comportements déviants qui ne sont pas de nature à favoriser la bonne culture citoyenne. Il importe alors que cette institution qui est le creuset par excellence de la formation du citoyen d’aujourd’hui puisse véhiculer les valeurs idéales de citoyenneté. Cette ambition passe nécessairement par la clairvoyance de toutes les tendances sociales dont la mission serait d’orienter le futur citoyen vers l’accomplissement total de sa personnalité.

Auteur : Monsieur Edouard Pégedwendé KOAMA, IEPD, Formateur à l'ENEP de Loumbila